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Actualité · Publié le 25 octobre 2026 · 8 min de lecture

CPF et article 89 du PLF 2027 : ce que ça change pour les thérapeutes et praticiens de bien-être

Présenté le 1er octobre 2026, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit à son article 89 de resserrer les règles du compte personnel de formation : une participation de base et une participation majorée pour les formations jugées non prioritaires, avec un objectif d'environ 350 millions d'euros d'économies. Le reste à charge actuel de 150 € ne bouge pas à ce jour, mais le texte est examiné par les députés et fait l'objet d'une forte contestation des organismes de formation, du patronat et de plusieurs syndicats. Pour celles et ceux qui préparent une reconversion vers le bien-être, le sujet est concret : comment financer sa formation, quelles pistes existent hors CPF, et pourquoi il ne faut ni se précipiter ni renoncer sur la base d'une rumeur ? Cet article fait le point sur les faits connus, ce qui reste incertain et la méthode pour décider sereinement.

CPF et article 89 du PLF 2027 : ce que ça change pour les thérapeutes et praticiens de bien-être

En bref

L'article 89 du PLF 2027 n'est pas encore voté : le reste à charge CPF reste de 150 € à ce jour. Le montant d'une éventuelle majoration serait fixé par décret. Pour un projet de reconversion, mieux vaut comparer plusieurs financements (CPF, France Travail, employeur, financement personnel échelonné) que décider dans l'urgence.

Ce que prévoit l'article 89 du PLF 2027

Le projet de loi de finances pour 2027 a été présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026. Son article 89 touche au compte personnel de formation (CPF). D'après les analyses de la presse spécialisée, il instaurerait une participation de base et une participation majorée pour les formations qui ne relèvent pas des priorités de l'État, avec un objectif d'économies d'environ 350 millions d'euros en 2027. Le texte lui-même ne fixe pas de montants : ils seraient précisés par un décret en Conseil d'État.

À ce jour, le reste à charge reste donc de 150 €, un montant en vigueur depuis le 2 avril 2026 en application du décret n° 2026-234 du 30 mars 2026. Plusieurs sources évoquent une majoration pouvant aller jusqu'à 200 € supplémentaires pour les formations non prioritaires, et certaines simulations parlent d'un reste à charge pouvant atteindre 350 € en 2027. Ces chiffres sont des scénarios rapportés par des sites d'information et de conseil, pas des montants arrêtés.

Autre point souvent relayé : une rétroactivité au 1er octobre 2026, c'est-à-dire avant même le vote du Parlement, ainsi qu'une règle de cohérence avec le projet professionnel qui ne s'appliquerait qu'à partir du 1er janvier 2028. Ces éléments ne sont pas définitifs : le Parlement peut modifier le texte, et une disposition rétroactive peut être contestée devant le Conseil constitutionnel. L'examen en séance publique est annoncé à partir du 27 octobre selon une source.

Qui serait épargné ? Exemptions annoncées et zones d'incertitude

Selon les analyses disponibles, plusieurs situations échapperaient à la majoration : les demandeurs d'emploi, le bilan de compétences, la validation des acquis de l'expérience (VAE), la transition professionnelle, les métiers en tension et les secteurs prioritaires. Cette liste vient d'un décryptage de la presse spécialisée du secteur de la formation ; elle devra être confirmée par le texte définitif et par les textes d'application.

C'est précisément l'incertitude qui nourrit la contestation. Le Medef, des fédérations d'organismes de formation, une région et les syndicats FO, la CGT et la CFDT se sont exprimés contre la réforme, d'après les mêmes sources. Leurs arguments sont connus : un risque de freiner l'accès à la formation des salariés modestes, des critères de « priorité » jugés peu lisibles et un effet défavorable sur les petites structures de formation.

Pour un futur praticien, la conséquence pratique est double. D'une part, le calcul de votre reste à charge dépendra de votre statut (salarié, demandeur d'emploi, indépendant) et du caractère prioritaire ou non de la formation visée. D'autre part, les formations du bien-être, souvent hors des listes de métiers en tension, pourraient être concernées par la participation majorée si elle est adoptée. Aucun article sérieux ne peut aujourd'hui l'affirmer avec certitude : cela dépendra des décrets.

Ce que cela change concrètement pour une reconversion vers le bien-être

Le premier effet est psychologique : la crainte d'un coût plus élevé pousse certains candidats à déposer un dossier dans la précipitation. Or choisir une formation sous la pression d'une échéance fiscale est rarement une bonne idée. Un parcours de quelques mois à un an engage votre temps, votre énergie et votre argent ; la qualité du programme, l'accompagnement et l'adéquation avec votre projet comptent bien plus qu'une différence de quelques dizaines d'euros.

Le second effet tient à l'écart entre le CPF et le coût réel d'une reconversion. Beaucoup de formations du secteur ne sont pas éligibles au CPF, soit parce qu'elles n'ont pas de certification enregistrée, soit parce que l'organisme a choisi un autre modèle. Cela ne dit rien de leur sérieux : c'est un choix de financement. Il faut en revanche vérifier ce qui est réellement inscrit à l'offre CPF et ne jamais se fier à une promesse orale.

Enfin, les métiers du bien-être se pratiquent le plus souvent en indépendant, parfois en complément d'un emploi. Le budget formation s'inscrit alors dans un plan plus large : trésorerie de départ, assurance, outils, communication. Notre guide financer sa formation de thérapeute détaille les leviers et les réflexes pour ne pas déséquilibrer votre projet avant même d'avoir accueilli un premier client.

Les pistes de financement à comparer calmement

Première piste : le CPF lui-même, si la formation visée y est éligible. Vérifiez votre solde sur Mon Compte Formation, le montant du reste à charge au moment du dépôt et les éventuelles conditions de votre statut. Si vous êtes demandeur d'emploi, un abondement de France Travail peut compléter le dossier après étude de votre projet par un conseiller. Dans tous les cas, gardez des preuves écrites de ce qui vous est annoncé.

Deuxième piste : l'employeur. Quand la reconversion se prépare en parallèle d'un poste, un cofinancement ou un projet de transition professionnelle peut être étudié. Les employeurs ont parfois intérêt à soutenir des compétences en gestion du stress, communication ou accompagnement, qui servent aussi l'entreprise. La discussion doit être anticipée, car les délais d'instruction sont longs et les enveloppes limitées.

Troisième piste : le financement personnel, avec paiement échelonné. C'est souvent la solution la plus simple pour les formations non éligibles au CPF. Elle suppose de comparer les conditions, de lire le contrat avant de signer et de respecter le délai légal de rétractation de 14 jours. Si votre cap est clair, une fiche formation comme devenir coach de vie vous aide à comparer contenu, durée et modalités avant d'arbitrer.

Une méthode en cinq étapes pour décider sans urgence

Étape 1 : clarifier le projet. Quel public voulez-vous accompagner, sous quelle forme (cabinet, visio, ateliers) et avec quel objectif de revenu à douze mois ? Sans cette base, aucune comparaison de financement n'a de sens. Notre guide se reconvertir dans le bien-être propose un cadre pour poser ces questions dans le bon ordre.

Étape 2 : lister les formations qui répondent au projet, puis vérifier pour chacune le contenu, le temps de pratique, la présence d'un suivi et l'éligibilité réelle au CPF. Étape 3 : demander par écrit le coût total, les modalités de paiement et les conditions d'annulation. Étape 4 : simuler votre reste à charge selon deux scénarios, avec et sans majoration, pour savoir si votre décision tient dans les deux cas.

Étape 5 : fixer une date de décision indépendante du calendrier parlementaire. Si votre projet est solide, quelques semaines d'attente pour connaître le texte voté ne le fragilisent pas. S'il ne l'est pas, une hausse de 50 ou 100 € ne doit pas servir de prétexte pour s'engager trop vite. Pour une vue d'ensemble du parcours, consultez aussi comment devenir thérapeute.

Sources et points de vigilance

Les informations de cet article proviennent de sites d'information spécialisés dans la formation professionnelle et le CPF, notamment MaFormation (« CPF : une demande de formation déposée à partir du 1er octobre pourrait vous coûter plus cher en 2027 »), CPformation (analyses de l'article 89 du PLF 2027, positions du Medef, des syndicats et des organismes de formation), ainsi que des guides de l'offre de formation sur le reste à charge CPF en 2026-2027.

Ces sources ne sont pas des textes officiels. Nous n'avons pas pu consulter le texte du projet de loi de finances lui-même ; les montants, la rétroactivité, les exemptions et le calendrier doivent être vérifiés sur le site de l'Assemblée nationale, sur Légifrance et sur Mon Compte Formation avant toute décision. Cet article sera mis à jour si le texte évolue.

Cet article est informatif et ne constitue ni un conseil juridique ni un conseil financier personnalisé. Pour une situation particulière, rapprochez-vous de votre conseiller en évolution professionnelle (service gratuit) ou de France Travail. Les pratiques de bien-être évoquées ne remplacent pas un suivi médical.

Questions fréquentes

Le reste à charge du CPF a-t-il déjà augmenté avec le PLF 2027 ?

Non, pas à ce jour. Le reste à charge de base est de 150 € depuis le 2 avril 2026. L'article 89 du PLF 2027 prévoit une participation majorée pour certaines formations, mais le texte n'est pas voté et les montants seraient fixés par décret.

Une formation de bien-être est-elle forcément concernée par la majoration ?

Impossible de l'affirmer aujourd'hui. Cela dépendra du texte définitif, des critères de formations prioritaires et du statut de la personne. Les demandeurs d'emploi, la VAE et le bilan de compétences seraient exemptés selon les analyses disponibles.

Faut-il déposer son dossier en urgence ?

Non. Choisir une formation sous pression est un mauvais calcul. Comparez les programmes et les financements, simulez votre reste à charge dans plusieurs scénarios, puis décidez à une date que vous maîtrisez.

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