En bref
La Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août par les Nations unies sur le thème « Des contextes différents, des aspirations communes », coïncide en France avec une dégradation mesurée de la santé mentale des jeunes adultes : la part des 18-24 ans concernés par un épisode dépressif est passée de 11,7 % en 2017 à 20,8 % selon Santé publique France, et le suicide demeure la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans. La santé mentale a été reconduite comme grande cause nationale en 2026, avec un accent particulier sur les jeunes. Pour les coachs et praticiens de bien-être, ce contexte élargit la demande d'accompagnement préventif et non médical auprès des jeunes adultes, à condition de rester strictement complémentaires du suivi psychologique ou psychiatrique quand il est nécessaire.
Une journée des Nations unies centrée sur les aspirations de la jeunesse
Instituée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1999, la Journée internationale de la jeunesse est célébrée chaque année le 12 août. Pour l'édition 2026, le thème retenu par l'ONU est « Des contextes différents, des aspirations communes » : au-delà de la diversité des situations économiques, sociales et culturelles des jeunes à travers le monde, le message porté cette année insiste sur le fait qu'ils partagent les mêmes aspirations fondamentales à la dignité, à la participation à la vie de la société et à des opportunités réelles d'épanouissement.
Le Secrétaire général des Nations unies a publié à cette occasion un message rappelant que la jeunesse mondiale, malgré des parcours très inégaux, converge autour de préoccupations communes : accès à l'éducation et à l'emploi, participation aux décisions qui la concernent, et une demande croissante d'être entendue sur les enjeux qui structurent son avenir, du climat à la santé mentale.
Cette journée n'est pas qu'un symbole international : en France, elle s'inscrit dans un calendrier déjà marqué par plusieurs initiatives publiques ciblant spécifiquement le bien-être psychologique des jeunes, dans la continuité de la Grande cause nationale « Santé mentale » reconduite pour 2026 après une première édition en 2025.
Les chiffres qui alertent sur la santé mentale des jeunes en France
Les données publiées par Santé publique France dressent un constat net : la part des 18-24 ans ayant connu un épisode dépressif caractérisé est passée de 11,7 % en 2017 à 20,8 % lors des dernières mesures disponibles, soit quasiment un doublement en quelques années. Cette progression touche particulièrement les jeunes femmes, chez qui les indicateurs de détresse psychologique se sont le plus dégradés sur la période récente.
Au-delà de la dépression, le suicide demeure aujourd'hui la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans en France, un chiffre régulièrement rappelé par les pouvoirs publics pour justifier la mobilisation autour de cette tranche d'âge. Les hospitalisations pour geste auto-infligé ont, elles aussi, continué de progresser en 2024 chez les adolescentes et jeunes femmes, un signal que plusieurs études, dont l'enquête Mentalo pilotée par l'Inserm et l'université Paris Cité, continuent de documenter en 2026.
Ces chiffres ne signifient pas que chaque jeune traverse une crise : ils décrivent une tendance de fond, sur laquelle s'appuient les pouvoirs publics pour justifier des mesures de prévention et d'accompagnement renforcées, du numéro national 3040 dédié aux étudiants à la reconduction de la santé mentale comme grande cause nationale.
Ce que le gouvernement met en place pour cette classe d'âge
Le site jeunes.gouv.fr consacre désormais une rubrique spécifique à la santé mentale des 18-25 ans, avec des ressources orientées vers l'écoute, l'orientation vers un professionnel et la déstigmatisation des troubles psychiques chez les jeunes adultes. Cette initiative s'ajoute au numéro 3040, lancé en 2026 à destination des étudiants pour faciliter l'accès à un premier échange avec un psychologue.
Le dispositif Mon Soutien Psy, qui permet un accompagnement psychologique remboursé, continue par ailleurs sa montée en charge chez les jeunes adultes, avec une évolution de la convention type intervenue au cours de l'été 2026 pour élargir l'accès direct sans prescription médicale et augmenter le nombre de séances prises en charge par an.
Ce mouvement d'ensemble — prévention renforcée, accès facilité au soin psychologique, reconduction de la grande cause nationale — dessine un cadre où les acteurs non médicaux du bien-être, coachs et praticiens formés aux techniques d'accompagnement psychologique léger, trouvent un rôle complémentaire de plus en plus reconnu, à condition de respecter strictement les limites de leur champ d'intervention.
La place spécifique du coaching en psychologie positive auprès des jeunes adultes
Le thème 2026 de la Journée internationale de la jeunesse — les aspirations communes des jeunes à la dignité et aux opportunités — fait directement écho à ce que propose le coaching en psychologie positive : une approche centrée non pas sur le traitement d'une pathologie, mais sur le renforcement des ressources personnelles, de la confiance en soi et du sens donné à ses choix de vie, professionnels comme personnels.
Pour des jeunes adultes en recherche d'orientation, de premier emploi stable ou de reconstruction après une période difficile, ce type d'accompagnement peut constituer un complément utile à un suivi psychologique quand celui-ci est nécessaire, ou une ressource autonome pour des personnes qui ne relèvent pas d'un trouble diagnostiqué mais traversent une phase de doute ou de démotivation.
Cette demande ne se limite pas aux cabinets individuels : de plus en plus d'établissements d'enseignement supérieur et de missions locales sollicitent des intervenants extérieurs formés à ces approches pour animer des ateliers collectifs autour de la confiance en soi, de la gestion du stress ou de la définition d'un projet professionnel, un terrain d'exercice en développement pour les praticiens correctement formés.
Une frontière à tenir : ce que le coaching ne remplace pas
L'élargissement de la demande d'accompagnement chez les jeunes adultes ne doit pas brouiller une distinction essentielle : un coach en psychologie positive, comme tout praticien de bien-être non médical, n'a ni la formation ni la légitimité pour diagnostiquer ou traiter une dépression, des idées suicidaires ou tout trouble psychique caractérisé. Face à un signal de détresse marqué, l'orientation vers un médecin, un psychologue ou une ligne d'écoute spécialisée reste la seule réponse appropriée.
Les formations sérieuses en psychologie positive intègrent d'ailleurs un module de repérage des signaux qui dépassent le champ du coaching, précisément pour que les praticiens sachent reconnaître leurs limites et orienter sans délai plutôt que de maintenir un accompagnement inadapté. C'est un point de vigilance d'autant plus important que le public jeune adulte peut être plus vulnérable à des promesses d'accompagnement mal cadrées.
Cette exigence de cadre clair est également ce qui distingue un praticien sérieux d'un accompagnement improvisé : elle rassure les structures partenaires (missions locales, établissements scolaires, entreprises) qui font appel à des intervenants extérieurs, et elle protège les personnes accompagnées comme le praticien lui-même.
Se former pour accompagner cette génération avec les bons outils
Pour les praticiens de bien-être déjà en exercice ou en reconversion, cette évolution de la demande renforce l'intérêt de formations qui articulent clairement outils de psychologie positive, déontologie et repérage des situations à orienter vers un professionnel de santé. La formation de coach en psychologie positive détaille ce cadre, avec un volet spécifiquement dédié aux techniques de renforcement des ressources personnelles adaptées à un public jeune adulte.
Cette orientation s'inscrit plus largement dans le mouvement de fond de la reconversion vers les métiers de l'accompagnement, porté par une génération qui recherche elle-même davantage de sens dans son activité professionnelle — un phénomène documenté par France Travail et détaillé dans le guide pour se reconvertir dans le bien-être pour celles et ceux qui envisagent de franchir le pas.
À l'occasion de cette Journée internationale de la jeunesse, le message est donc double : côté professionnels, une invitation à structurer sérieusement leur offre pour ce public spécifique ; côté jeunes adultes eux-mêmes, un rappel que des ressources existent, qu'elles soient médicales via les dispositifs publics ou complémentaires via des praticiens de bien-être formés et clairs sur leurs limites.
Sources
Organisation des Nations unies, Journée internationale de la jeunesse 2026, thème « Des contextes différents, des aspirations communes », message du Secrétaire général publié à l'occasion du 12 août 2026.
Santé publique France, données sur la prévalence des épisodes dépressifs chez les 18-24 ans (11,7 % en 2017, 20,8 % lors des dernières mesures disponibles) ; données sur le suicide, troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans en France.
jeunes.gouv.fr, rubrique « Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans » ; communication gouvernementale sur la reconduction de la santé mentale comme grande cause nationale pour 2026 ; étude Mentalo (Inserm, université Paris Cité), en cours en 2026.
Questions fréquentes
Quand a lieu la Journée internationale de la jeunesse et quel est son thème en 2026 ?
Elle est célébrée chaque année le 12 août à l'initiative des Nations unies. Le thème retenu pour 2026 est « Des contextes différents, des aspirations communes », qui met l'accent sur les aspirations partagées des jeunes du monde entier malgré la diversité de leurs situations.
Comment la santé mentale des jeunes a-t-elle évolué en France ces dernières années ?
Selon Santé publique France, la part des 18-24 ans concernés par un épisode dépressif est passée de 11,7 % en 2017 à 20,8 % lors des dernières mesures disponibles. Le suicide reste par ailleurs la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans, ce qui a conduit le gouvernement à reconduire la santé mentale comme grande cause nationale en 2026.
Un coach en psychologie positive peut-il accompagner un jeune adulte en détresse psychologique ?
Un coach en psychologie positive peut accompagner un jeune adulte sur la confiance en soi, la motivation ou un projet de vie, mais il ne diagnostique ni ne traite un trouble psychique. Face à des signaux de détresse marqués, l'orientation vers un médecin, un psychologue ou une ligne d'écoute spécialisée reste indispensable ; le coaching intervient en complément, jamais en substitution du suivi médical ou psychologique.




