En bref
La Journée internationale du self-care, célébrée le 24 juillet depuis 2011 à l'initiative de l'International Self-Care Foundation, repose sur sept piliers officiels : littératie en santé, bien-être mental, activité physique, nutrition et sommeil, usage raisonné des produits de santé, self-care environnemental, et bien-être social et spirituel. Ce cadre recoupe directement les champs d'intervention des praticiens de bien-être français (naturopathes, coachs, sophrologues, relaxologues). En 2026, le thème « testez, suivez, progressez » pousse les clients vers un suivi actif et documenté de leur santé, ce qui ouvre aux praticiens un rôle d'accompagnement structuré, au-delà de la simple séance ponctuelle.
Une journée internationale née d'un symbole : le 7/24
L'International Self-Care Day est célébré chaque 24 juillet depuis sa création en 2011 par l'International Self-Care Foundation (ISF), une organisation à but non lucratif basée au Royaume-Uni qui promeut le self-care comme composante essentielle de la santé publique. Le choix de la date n'est pas anodin : « 7/24 » (24/7 en anglais) rappelle que prendre soin de soi ne se limite pas à un rendez-vous hebdomadaire chez un praticien, mais s'inscrit dans une pratique quotidienne, continue, intégrée au mode de vie.
Depuis 2019, l'ISF a même élargi le principe en instaurant le Self-Care Month, qui s'étend du 24 juin au 24 juillet et sert de rampe de lancement à la journée du 24 juillet. Cette montée en puissance progressive, relayée chaque année par des institutions de santé publique, des associations de patients et des marques de bien-être dans le monde entier, en a fait l'un des rendez-vous les plus repris du calendrier de la santé preventive à l'échelle internationale.
En France, la journée reste moins institutionnalisée que la Semaine de la QVCT ou la Grande cause nationale sur la santé mentale, mais elle irrigue de plus en plus la communication des praticiens de bien-être, des marques cosmétiques et des applications de santé, signe que le vocabulaire du « self-care » s'est solidement implanté dans le langage courant, bien au-delà de son origine anglo-saxonne.
Le thème 2026 : « testez, suivez, progressez »
Chaque édition de l'International Self-Care Day est structurée autour d'un thème annuel. Celui de 2026, « Self-Care puts your health in your hands: Test. Track. Thrive » (« le self-care remet votre santé entre vos mains : testez, suivez, progressez »), marque une inflexion notable par rapport aux éditions précédentes, plus centrées sur la détente ou la déconnexion. Cette année, l'accent est mis sur le contrôle régulier de sa santé — dépistages, indicateurs de suivi, habitudes documentées — pour agir tôt plutôt que de subir.
Ce glissement s'inscrit dans une tendance de fond déjà bien identifiée dans le secteur du bien-être : la multiplication des objets connectés de suivi du sommeil, du stress ou de l'activité physique a transformé une partie du public en « quantified self », des personnes qui souhaitent des données concrètes sur leur propre corps plutôt que de simples impressions subjectives de mieux-être. Le thème 2026 rencontre directement cette évolution des attentes.
Pour les praticiens de bien-être, ce changement de ton est une invitation à structurer davantage leur accompagnement : proposer un point de départ mesurable (état du sommeil, niveau de stress ressenti, habitudes alimentaires), des objectifs progressifs, puis un suivi dans la durée plutôt qu'une succession de séances sans fil conducteur. C'est précisément la logique qu'enseignent les formations de coach en santé et bien-être, centrées sur l'accompagnement au changement d'habitudes sur la durée.
Les sept piliers du self-care : une grille de lecture pour les praticiens
L'ISF a formalisé sept piliers du self-care qui servent de cadre de référence international. Le premier est la littératie en santé : la capacité à comprendre et utiliser une information de santé pour prendre des décisions éclairées, un rôle que jouent naturellement les praticiens de bien-être lorsqu'ils expliquent clairement ce que peut, et ne peut pas, apporter leur pratique. Le deuxième est le bien-être mental, soit la connaissance de soi et la gestion de ses ressources émotionnelles pour éviter l'épuisement — un terrain que partagent coachs, sophrologues et praticiens en psychologie positive.
Les troisième et quatrième piliers portent sur l'activité physique et sur la nutrition et le sommeil, deux domaines où les naturopathes, coachs en nutrition et instructeurs de disciplines corps-esprit (yoga, qi gong) interviennent déjà largement. Le cinquième pilier, l'usage raisonné des produits et services de santé, rejoint directement l'exigence éthique des praticiens de bien-être sérieux : ne jamais promettre plus que ce qu'une pratique de bien-être peut réellement offrir, et orienter vers un professionnel de santé quand la situation le demande.
Les deux derniers piliers, le self-care environnemental (l'aménagement d'un cadre de vie propice à l'équilibre) et le bien-être social et spirituel (les liens aux autres et le sens donné à sa vie), recoupent des approches aussi variées que la géobiologie, le coaching spirituel ou l'accompagnement en relation d'aide. Cette grille en sept piliers offre ainsi aux praticiens un langage commun, reconnu internationalement, pour situer clairement leur pratique dans un ensemble cohérent plutôt que de la présenter comme isolée.
Une opportunité de communication, à condition de rester rigoureux
Pour un praticien indépendant, une journée internationale bien identifiée constitue une occasion naturelle de communication : contenu pédagogique sur les réseaux sociaux, séance découverte à tarif réduit, atelier collectif autour d'un des sept piliers. L'avantage du 24 juillet est sa neutralité : contrairement à un sujet politique ou médical sensible, le self-care est un terrain consensuel qui ne divise pas et se prête bien à un post de sensibilisation grand public.
Cette opportunité de visibilité doit cependant s'accompagner d'une vigilance particulière sur le vocabulaire employé. Le self-care, tel que défini par l'ISF, inclut explicitement le recours aux professionnels de santé et ne se substitue jamais à eux : le cinquième pilier, l'usage raisonné des produits et services de santé, rappelle justement que les autosoins s'articulent avec le système de soin, ils ne le remplacent pas. Un praticien de bien-être qui communique sur cette journée gagne à insister sur cette complémentarité plutôt que de laisser entendre que sa pratique se suffit à elle-même face à une pathologie avérée.
C'est également une occasion pertinente pour interroger sa propre pratique du self-care en tant que professionnel de l'accompagnement : les burn-out de thérapeutes et de coachs, bien documentés dans la profession, surviennent le plus souvent chez ceux qui négligent leur propre équilibre au profit de celui de leurs clients. Le 24 juillet est aussi, à ce titre, un rappel utile adressé aux praticiens eux-mêmes.
Se positionner durablement sur le créneau du self-care
Au-delà de l'effet de communication ponctuel, le succès croissant du vocabulaire du self-care dessine une opportunité de fond pour les personnes en reconversion vers les métiers du bien-être. La demande de clients pour un accompagnement global — mental, physique, alimentaire, relationnel — plutôt que pour une prestation isolée favorise les profils capables de relier plusieurs de ces sept piliers dans une offre cohérente, à l'image du coaching en santé et bien-être ou de la naturopathie généraliste.
Pour construire une offre lisible autour du self-care, mieux vaut choisir un ou deux piliers de prédilection plutôt que de tout promettre à la fois : un praticien en nutrition qui articule clairement son accompagnement avec le sommeil et le stress, par exemple, gagne en crédibilité par rapport à une offre qui prétendrait couvrir l'intégralité des sept piliers sans réelle spécialisation. Le guide pour choisir sa formation de thérapeute détaille les critères pour identifier une formation solide sur l'un de ces axes.
Enfin, pour les personnes qui envisagent une reconversion professionnelle vers ces métiers, le succès du self-care confirme une tendance de fond du marché du bien-être français : la demande ne se limite plus à la détente ponctuelle, elle porte de plus en plus sur un accompagnement structuré et documenté dans la durée. Le guide pour se reconvertir dans le bien-être détaille les étapes concrètes pour construire une activité durable sur ce positionnement.
Sources
International Self-Care Foundation (ISF), « The 7 Pillars of Self-Care » et présentation de l'International Self-Care Day, isfglobal.org, consulté en juillet 2026.
International Self-Care Foundation, thème officiel de l'International Self-Care Day 2026 : « Self-Care puts your health in your hands: Test. Track. Thrive », isfglobal.org.
Nations Unies, page dédiée à la Journée internationale du mieux-être (Wellness Day), un.org, consultée en juillet 2026.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la Journée internationale du self-care et depuis quand existe-t-elle ?
L'International Self-Care Day est célébrée chaque 24 juillet depuis 2011, à l'initiative de l'International Self-Care Foundation (ISF). La date « 7/24 » symbolise l'idée de prendre soin de soi 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Depuis 2019, elle est précédée d'un Self-Care Month qui démarre le 24 juin.
Quels sont les sept piliers du self-care selon l'International Self-Care Foundation ?
Les sept piliers sont : la littératie en santé, le bien-être mental, l'activité physique, la nutrition et le sommeil, l'usage raisonné des produits et services de santé, le self-care environnemental, et le bien-être social et spirituel. Ce cadre est utilisé comme grille de référence internationale pour structurer les démarches de prévention et de bien-être.
En quoi cette journée concerne-t-elle les praticiens de bien-être français ?
Les sept piliers du self-care recoupent directement les champs d'intervention des naturopathes, coachs en santé, sophrologues et autres praticiens de bien-être. Le thème 2026, centré sur le suivi actif de sa santé, encourage un accompagnement structuré et documenté dans la durée plutôt que des séances isolées, ce qui valorise les praticiens capables de proposer un vrai fil conducteur à leurs clients.




