En bref
La 11e édition du Mois sans tabac court du 1er au 30 novembre 2026, avec des outils gratuits et le 3989 pour parler à un tabacologue. Un praticien de bien-être peut soutenir la motivation et la gestion du stress, mais il ne promet pas l'arrêt du tabac et oriente vers un professionnel de santé pour tout accompagnement médical.
Ce que prévoit la 11e édition du Mois sans tabac
Selon Santé publique France, la 11e édition du Mois sans tabac se déroule du 1er au 30 novembre 2026. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre. Le principe reste le même depuis le lancement du dispositif en 2016 : relever un défi collectif de trente jours, avec des outils gratuits et un soutien personnalisé. Le programme est porté par Santé publique France et le ministère de la Santé, avec l'Assurance maladie comme partenaire.
Les participants peuvent s'inscrire sur le site tabac-info-service.fr et joindre le 3989 pour échanger avec un tabacologue. D'après les communiqués officiels, plus de 2,5 millions de personnes ont participé depuis 2016 et plus de 117 000 fumeurs se sont inscrits en 2025. Ces chiffres sont ceux annoncés par les organisateurs : ils mesurent des inscriptions, pas des arrêts durables.
Le partenariat avec le groupe M6 et l'émission « La France a un Incroyable Talent » est reconduit cette année, et une campagne de communication accompagne le lancement. Pour les praticiens, cela signifie une visibilité forte du sujet dans les médias, donc davantage de questions de la part de leurs consultants au cours du mois.
Pourquoi les consultants vont vous en parler
Quand un sujet de santé publique occupe l'espace médiatique, il s'invite dans les cabinets. Un consultant venu pour du stress, un trouble du sommeil ressenti ou une période de fatigue peut mentionner qu'il tente le défi. Il peut aussi vous demander si votre pratique « marche » pour arrêter de fumer. Mieux vaut préparer votre réponse avant que la question arrive.
Cette demande dit souvent autre chose que le tabac. Fumer sert à beaucoup de personnes à marquer des pauses, à calmer une tension, à tenir en soirée. Arrêter oblige à retrouver d'autres appuis. C'est là que le bien-être a une place : respiration, relaxation, routines du soir, écoute. Ces ressources soutiennent le quotidien, mais elles ne se substituent pas à un suivi de sevrage.
Il est donc utile d'avoir une phrase claire à disposition : « Je peux vous aider à mieux gérer le stress et les moments difficiles. Pour le sevrage lui-même, je vous invite à voir votre médecin, un pharmacien ou un tabacologue, ou à appeler le 3989. » Cette formulation protège le consultant et vous protège.
Ce qui relève du bien-être, ce qui relève de la santé
La dépendance au tabac est une question de santé. Les substituts nicotiniques, les traitements éventuels et le suivi médical relèvent des professionnels habilités. Un praticien de bien-être ne prescrit rien, ne conseille pas d'arrêter ou de modifier un traitement, et ne se présente pas comme un thérapeute de la dépendance.
Ce que vous pouvez proposer reste utile : un espace d'écoute sans jugement, des exercices de respiration, des séances de relaxation ou d'hypnose de bien-être selon votre formation, un suivi régulier qui aide à tenir une routine. Aucune méthode ne garantit l'arrêt du tabac, et il faut le dire. Les mots à éviter : « je vous fais arrêter », « résultat garanti », « en une séance ».
Pour approfondir les limites de la pratique, notre article /blog/hypnose-anti-tabac-limites-quand-orienter-medecin détaille quand orienter vers un médecin. Et si vous accompagnez un consultant qui vapote, /blog/accompagner-client-vapote-arret-tabac-praticien précise la posture à tenir.
Un accompagnement bien-être en novembre : repères concrets
Si vous souhaitez proposer quelque chose pendant ce mois, restez simple. Un atelier collectif de gestion du stress, une série de trois séances de relaxation ou un temps d'échange sur les routines du soir sont des formats clairs. Annoncez ce que vous faites et ce que vous ne faites pas dès la première ligne de votre communication.
Posez à chaque consultant trois questions au début : suit-il déjà un accompagnement médical ? A-t-il appelé le 3989 ou s'est-il inscrit au programme ? Que souhaite-t-il de vous, précisément ? Ces réponses vous disent si votre rôle est un complément ou si vous devez d'abord réorienter.
Gardez une trace écrite de votre cadre : un court document remis au consultant précise la nature de la séance, l'absence de promesse de résultat et les ressources officielles. Cette habitude professionnelle sert toute l'année, pas seulement en novembre.
Se former à l'accompagnement autour du tabac
Certains praticiens veulent aller plus loin et se spécialiser dans l'accompagnement des personnes qui souhaitent arrêter de fumer, dans un cadre de bien-être. Une formation structurée apporte une méthode, un vocabulaire juste et les limites à respecter. Vous pouvez découvrir le contenu sur la fiche /formation/devenir-specialiste-anti-tabac, qui mène à une certification accréditée IPHM, CMA, CPD, et non à un diplôme d'État.
Pour situer le métier, notre article /blog/devenir-specialiste-anti-tabac-salaire-debouches présente la réalité de l'activité, ses débouchés possibles et ses limites. Aucun revenu n'est garanti : tout dépend de votre territoire, de votre visibilité et du temps que vous y consacrez.
Pour une vue d'ensemble des parcours, consultez le guide /guide/comment-devenir-therapeute et la catégorie /categorie/therapies-naturelles. Les pratiques de bien-être ne remplacent pas un suivi médical : en cas de doute, orientez toujours vers un professionnel de santé.
Sources
Santé publique France, communiqué de presse du 1er octobre 2026 sur la 11e édition du Mois sans tabac ; info.gouv.fr, « Mois sans tabac 2026 : comment s'inscrire et se faire aider » ; Agence régionale de santé Hauts-de-France, page « Mois sans tabac 2026 : 11e édition ». Les chiffres de participation cités sont ceux communiqués par les organisateurs.
Cet article est une analyse éditoriale destinée aux praticiens de bien-être. Il ne constitue pas un avis médical. Pour arrêter de fumer, parlez-en à un médecin, un pharmacien ou un tabacologue, ou appelez le 3989 (service gratuit).
Questions fréquentes
Quand a lieu le Mois sans tabac 2026 ?
Le Mois sans tabac 2026 a lieu du 1er au 30 novembre. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre sur tabac-info-service.fr, et le 3989 permet de parler à un tabacologue.
Un praticien de bien-être peut-il aider un consultant à arrêter de fumer ?
Il peut soutenir la gestion du stress et la motivation, mais il ne soigne pas la dépendance et ne promet pas l'arrêt. Pour le sevrage, il oriente vers un médecin, un pharmacien ou un tabacologue.
Que dire à un consultant qui me demande de le faire arrêter ?
Expliquez ce que vous proposez, par exemple relaxation et écoute, et ce que vous ne faites pas : vous ne garantissez aucun résultat. Invitez-le à contacter le 3989 ou son médecin.
Existe-t-il une formation à l'accompagnement anti-tabac en bien-être ?
Oui, des formations en ligne préparent à l'accompagnement dans un cadre de bien-être, avec une certification accréditée IPHM, CMA, CPD. Ce n'est pas un diplôme d'État et cela ne remplace pas un professionnel de santé.



