En bref
Pour une séance à distance, collectez uniquement les informations nécessaires, expliquez leur usage, sécurisez les accès et évitez d'enregistrer la visioconférence. Les informations révélant l'état physique ou psychique peuvent constituer des données de santé particulièrement protégées par le RGPD.
Téléconsultation ou séance à distance : choisir le bon terme
La téléconsultation désigne un acte de télémédecine réalisé par un professionnel médical. Un coach, psychopraticien ou praticien de bien-être non professionnel de santé devrait donc présenter son service comme une séance ou un accompagnement à distance. Cette distinction réduit le risque de confusion sur la qualification et la nature de la prestation.
La distance ne change pas les limites du métier. Le praticien ne diagnostique pas, ne modifie pas un traitement et prévoit un protocole d'orientation en cas de crise, de danger immédiat ou de symptômes qui nécessitent un professionnel de santé.
Les données à protéger avant, pendant et après la séance
Un agenda peut contenir un nom, un motif et une fréquence de rendez-vous ; un questionnaire peut révéler une situation familiale ou psychologique ; les notes de séance peuvent contenir des informations très sensibles. La CNIL rappelle que les applications de santé ou de bien-être doivent garantir la protection des données collectées.
Appliquez le principe de minimisation : ne demandez pas ce qui n'est pas nécessaire. Définissez une durée de conservation, limitez les accès, utilisez des mots de passe robustes et l'authentification à deux facteurs, séparez autant que possible les comptes personnels et professionnels, et chiffrez les appareils. Un lien de visioconférence individuel vaut mieux qu'une salle permanente réutilisée pour tous.
Une expérience client simple et confidentielle
Avant la première séance, envoyez une notice courte : outil utilisé, prérequis, conduite à tenir en cas de coupure, conditions d'annulation et contact d'urgence. Demandez au client de choisir un lieu où il peut parler librement et prévoyez vous-même un espace fermé, sans assistant vocal ni écran visible par un tiers.
L'enregistrement audio ou vidéo devrait rester exceptionnel. Dans la plupart des accompagnements, il n'est pas nécessaire et augmente fortement le risque. Si un besoin réel existe, il faut une information spécifique, une base juridique valable, une durée de conservation courte et une sécurité proportionnée.
Pour approfondir le cadre de pratique, consultez la formation de psychopraticien et notre guide sur le site internet d'un thérapeute.
| Outil | Réflexe de sécurité |
|---|---|
| Agenda | Limiter le motif visible et activer la double authentification |
| Visioconférence | Lien individuel, salle d'attente, pas d'enregistrement |
| Notes | Accès restreint, durée définie, sauvegarde sécurisée |
| Paiement | Prestataire reconnu, aucune donnée bancaire conservée |
Source officielle
CNIL, dossier « Les données de santé en pratique » : télésanté, applications bien-être, sécurité et droits des personnes.
Questions fréquentes
Un psychopraticien peut-il parler de téléconsultation ?
Il est plus exact de parler de séance ou d'accompagnement à distance, la téléconsultation étant un acte de télémédecine associé aux professionnels médicaux.
Faut-il un outil certifié HDS pour toute séance de bien-être ?
La réponse dépend des données et du statut de l'activité. Un praticien doit au minimum choisir un prestataire offrant des garanties RGPD solides et demander un conseil spécialisé si son traitement porte à grande échelle sur des données de santé.
Peut-on enregistrer une séance en visioconférence ?
L'enregistrement est rarement nécessaire et devrait être évité. S'il existe un besoin précis, une information et un cadre de sécurité spécifiques sont indispensables.




