En bref
Un thérapeute doit refuser ou interrompre lorsque la demande sort de ses compétences, que le cadre n’est plus sûr ou que son indépendance est compromise. Le refus doit reposer sur des critères professionnels, jamais discriminatoires, et s’accompagner si possible d’une orientation adaptée.
Les situations qui imposent de s’arrêter
Une urgence médicale ou psychiatrique, une demande de diagnostic, une violence en cours, une addiction non stabilisée ou une problématique hors formation nécessitent un relais. Il faut également interroger la poursuite lorsqu’un proche demande une séance, qu’un lien financier crée un conflit d’intérêts ou que le client refuse systématiquement le cadre.
Ne cherchez pas à devenir compétent pendant la séance. Préparez à l’avance une procédure d’urgence et un annuaire local pour que l’orientation ne dépende pas de votre mémoire sous pression.
Pas besoin de vouloir en faire un métier pour s'y former : on peut apprendre par curiosité, ou pour prendre soin de soi et de ses proches. Découvrir la formation Formation en Psychothérapie
Expliquer un refus sans juger la personne
Parlez de votre périmètre : « votre demande nécessite une évaluation que je ne suis pas habilité à réaliser ». Évitez les étiquettes et ne discutez pas un diagnostic que vous n’avez pas compétence à poser.
Le refus ne doit pas reposer sur un critère discriminatoire. Si la difficulté vient d’un besoin d’adaptation ou d’accessibilité, recherchez d’abord une solution raisonnable plutôt que d’écarter automatiquement la personne.
Orienter sans garantir la disponibilité d’un tiers
Donnez plusieurs ressources vérifiées : médecin traitant, service d’urgence, professionnel réglementé ou association spécialisée. Précisez que la personne doit confirmer elle-même les délais et conditions d’accueil.
En supervision, analysez ensuite ce qui a déclenché la décision. La formation en relation d’aide doit préparer à ces limites autant qu’aux techniques d’entretien.
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Questions fréquentes
Peut-on refuser un client sans motif ?
Un professionnel doit éviter tout refus discriminatoire. Dans une pratique d’accompagnement, il est préférable de motiver la décision par le champ de compétence, la sécurité ou un conflit d’intérêts.
Faut-il rembourser une séance interrompue ?
Cela dépend du moment, du motif et des conditions communiquées. Prévoyez cette situation dans vos CGV et cherchez une solution proportionnée.
Doit-on assurer le suivi après une orientation ?
Ne promettez pas un suivi que vous ne pouvez pas assurer. Donnez des ressources claires et, avec l’accord de la personne, prévoyez éventuellement un contact limité.



