En bref
Le coach travaille sur un objectif à atteindre, tourné vers l'avant : une décision, une transition, une prise de poste. Le thérapeute travaille sur ce qui fait souffrir, souvent enraciné dans le passé. Aucun des deux titres n'est protégé en France, ce qui rend la frontière poreuse dans les faits : c'est donc au praticien de la tenir, en orientant vers un professionnel de santé dès qu'une souffrance dépasse un objectif. Un coach qui déterre un traumatisme sort de son cadre, même si la personne le lui demande.
La question qui départage
Demandez-vous ce que la personne vient chercher. « Je veux décider si je quitte mon poste » est un objectif : c'est du coaching. « Je n'arrive plus à me lever le matin depuis des mois » est une souffrance : ce n'est pas du coaching.
La difficulté est que la deuxième se présente souvent déguisée en première. Un praticien honnête entend la nuance et réoriente, même quand la personne insiste.
| Coach | Thérapeute bien-être | |
|---|---|---|
| Point de départ | Un objectif à atteindre | Un mal-être à apaiser |
| Orientation | Vers l'avant | Souvent vers ce qui s'est joué avant |
| Durée type | 6 à 12 séances, cadrées | Variable, parfois au long cours |
| Titre protégé | Non | Non, sauf psychothérapeute |
| Formation | Privée, RNCP possible | Privée, selon la discipline |
| Tarif fréquent | 70 à 150 € la séance | 50 à 90 € la séance |
Ce que le coaching fait bien
Il structure. Un accompagnement de coaching pose un objectif, un nombre de séances, des étapes, et une fin. Cette contrainte est un atout : elle oblige au résultat et rassure la personne, qui sait où elle va.
Les demandes les plus courantes sont les transitions professionnelles, la prise de poste, l'équilibre entre vie personnelle et travail, la confiance en soi tournée vers une action précise.
Le contenu d'une formation et les revenus possibles sont détaillés sur la fiche Devenir Coach de Vie.
Ce que la thérapie fait, et que le coaching ne doit pas tenter
Aller chercher l'origine d'un mal-être demande un cadre, une formation à la relation d'aide, et la capacité de tenir ce qui remonte. Un coach non formé qui ouvre ce terrain se retrouve face à quelque chose qu'il ne sait pas accompagner, et la personne en sort plus fragile qu'avant.
La règle pratique : si le sujet ramène systématiquement à l'enfance, à un deuil ou à un traumatisme, ce n'est plus un objectif, et il faut orienter.
Beaucoup font les deux, et c'est possible
Rien n'interdit d'exercer les deux, à condition de dire à chaque instant dans lequel on se trouve, et de ne pas mélanger les deux dans la même séance.
En pratique, beaucoup de praticiens se forment d'abord à une approche thérapeutique, puis ajoutent le coaching pour proposer des accompagnements courts et cadrés, mieux valorisés.
Quelle que soit la voie, le sujet commun est celui de trouver ses clients et de tenir son cabinet : c'est l'objet de la formation Développer son Activité de Thérapeute.
Questions fréquentes
Faut-il un diplôme pour devenir coach ?
Non, le titre n'est pas protégé. Des certifications privées existent, dont certaines inscrites au RNCP, et elles rassurent surtout les entreprises. En clientèle particulière, c'est votre capacité à obtenir des résultats qui fait la différence.
Le coaching se rembourse-t-il ?
Jamais par la Sécurité sociale. Certaines mutuelles prennent en charge quelques séances de bien-être, et surtout, un coaching commandé par une entreprise se facture à l'entreprise, ce qui change complètement l'économie.
Peut-on coacher quelqu'un qui suit une psychothérapie ?
Oui, si l'objectif est clairement délimité et que la personne en informe son thérapeute. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est remplacer l'un par l'autre ou travailler en ignorant l'autre accompagnement.




