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Actualité · Publié le 26 août 2026 · 8 min de lecture

Baromètre Bien-être 2026 : ce que ça change pour les thérapeutes et praticiens de bien-être

Réalisée du 16 mars au 7 avril 2026 auprès de 2 373 répondants et relayée par le Syndicat des professionnels du bien-être et de la santé intégrative (SPBE), l'enquête Resalib confirme une bascule de fond : 58,5 % des Français consultent désormais un praticien de bien-être d'abord pour leur état psychologique, devant le motif physique. Réflexologie, kinésiologie et hypnothérapie confirment leur place dans le trio de tête derrière l'ostéopathie. Décryptage des chiffres et de leurs conséquences concrètes pour les praticiens en exercice ou en reconversion.

Baromètre Bien-être 2026 : ce que ça change pour les thérapeutes et praticiens de bien-être

En bref

Le Baromètre Bien-être 2026, mené par Resalib et relayé par le SPBE auprès de 2 373 répondants, montre que 58,5 % des Français consultent un praticien de bien-être en priorité pour améliorer leur état psychologique — devant le motif physique (55,2 %). Après l'ostéopathie (77,8 % de Français déjà consultants), l'hypnothérapie (37,1 %), la réflexologie (36,5 %) et la kinésiologie (34,7 %) forment le nouveau trio de tête. Signe encourageant pour les praticiens : 66,7 % jugent ces pratiques utiles ou efficaces, et le niveau d'information perçu progresse (50,5 % contre 42,9 % en 2025) — même si près d'un répondant sur deux réclame encore plus de clarté sur les qualifications et les tarifs.

Un baromètre annuel qui prend le pouls du secteur du bien-être

Chaque année depuis 2023, la plateforme Resalib interroge un large panel de Français sur leurs pratiques de consultation en médecines douces et thérapies de bien-être. L'édition 2026, menée du 16 mars au 7 avril auprès de 2 373 répondants, vient d'être relayée et commentée par le Syndicat des professionnels du bien-être et de la santé intégrative (SPBE), qui y voit la confirmation d'une évolution structurelle du secteur plutôt qu'un simple effet de mode ponctuel.

L'intérêt de ce type d'enquête pour un praticien ou un futur praticien dépasse la simple curiosité statistique : elle donne une photographie assez fidèle de ce que recherchent réellement les clients, de la manière dont ils choisissent un professionnel, et des freins qui les retiennent encore. Autant d'informations directement utiles pour positionner une activité, qu'elle soit déjà lancée ou encore en projet.

Ce baromètre s'inscrit par ailleurs dans un contexte où la santé mentale a été érigée en grande cause nationale pour 2025 et 2026, et où le dispositif MonSoutienPsy a vu ses bénéficiaires multipliés par cinq depuis 2022. Les pratiques de bien-être ne se développent donc pas en vase clos : elles progressent dans le sillage d'une attention collective croissante portée à la santé psychologique.

Le classement 2026 : l'ostéopathie en tête, la réflexologie et la kinésiologie en forte présence

Sans surprise, l'ostéopathie reste la pratique la plus consultée par les Français, avec 77,8 % de répondants déclarant y avoir déjà eu recours — un score qui la place hors catégorie depuis la première édition du baromètre en 2023. Ce qui change, en revanche, c'est la physionomie du reste du classement : l'hypnothérapie arrive en deuxième position avec 37,1 %, suivie de très près par la réflexologie (36,5 %) et la kinésiologie (34,7 %), la sophrologie complétant ce groupe de tête à 34,5 %.

Ce resserrement entre plusieurs pratiques autour de la barre des 35 % traduit une diversification réelle des habitudes de consultation : les Français ne se limitent plus à une ou deux disciplines dominantes, mais composent avec un éventail de pratiques complémentaires selon leurs besoins du moment — gestion du stress, troubles du sommeil, douleurs chroniques, accompagnement émotionnel. Le SPBE souligne également la montée de pratiques plus récentes, comme la sonothérapie ou le yoga immersif, qui gagnent en visibilité sans encore rivaliser avec le trio de tête.

Pour un praticien en réflexologie ou en kinésiologie, ces chiffres confirment un positionnement de marché solide : ce ne sont plus des disciplines de niche, mais des pratiques déjà expérimentées par plus d'un tiers des Français. Notre article sur la réflexologie, en quoi elle consiste et ses bienfaits permet de resituer cette discipline dans ce contexte de reconnaissance croissante.

La psychologie devant le physique : le motif de consultation qui bascule

L'enseignement le plus significatif du baromètre 2026 tient sans doute à l'inversion des motifs de consultation. Pour la première fois dans cette série d'enquêtes, l'amélioration de l'état psychologique (58,5 %) devance nettement le motif physique (55,2 %) parmi les raisons de recourir à un praticien de bien-être. Le complément à un traitement médical classique arrive en troisième position (34,2 %), suivi par la recherche de développement personnel (29,5 %).

Cette bascule confirme un mouvement déjà documenté ces dernières années : la consultation d'un praticien de bien-être n'est plus perçue uniquement comme un soin du corps, mais de plus en plus comme un espace d'écoute et de régulation émotionnelle, en complément — jamais en substitution — d'un accompagnement médical ou psychologique quand celui-ci est nécessaire. Le rôle du praticien de bien-être reste bien distinct de celui du psychologue ou du psychiatre : il accompagne le mieux-être, sans poser de diagnostic ni traiter de pathologie.

Cette évolution profite en priorité aux disciplines directement associées à la gestion du stress et des tensions émotionnelles : hypnose, sophrologie, relaxation, kinésiologie. Elle interroge aussi la manière dont les formations doivent préparer leurs futurs praticiens à accueillir des demandes de plus en plus centrées sur le vécu émotionnel des clients, avec la rigueur et les limites que cela suppose.

Ce que ces chiffres changent concrètement pour les praticiens et les personnes en reconversion

Pour un praticien déjà installé, ce baromètre est d'abord un indicateur de positionnement commercial : savoir que 66,7 % des Français jugent les pratiques de bien-être utiles ou efficaces, et que plus d'un tiers des consultations se font en complément d'un traitement médical, donne des arguments concrets pour construire un discours de présentation honnête, sans survendre ni minimiser l'apport de sa pratique.

Pour une personne qui envisage une reconversion vers un métier du bien-être, ces données confirment que le marché n'est pas saturé de façon uniforme : la diversification des pratiques consultées (réflexologie, kinésiologie, sophrologie, sonothérapie) laisse de la place à des profils variés, à condition de bien choisir sa spécialisation et de construire une offre claire. Le budget annuel déclaré par les Français reste par ailleurs significatif : 33,8 % des répondants consacrent entre 100 et 250 euros par an à ces pratiques, un signal de fidélisation possible au-delà d'une simple séance ponctuelle.

Ces chiffres n'effacent pas pour autant la nécessité d'une formation sérieuse : plus le secteur gagne en reconnaissance, plus les clients deviennent exigeants sur la qualité de l'accompagnement proposé. Notre guide pour se reconvertir dans le bien-être détaille les étapes pour transformer cet intérêt de marché en projet professionnel structuré, de la formation initiale aux premières démarches d'installation.

Les points de vigilance : lisibilité de l'offre, remboursements et prix

Le baromètre ne dresse pas un tableau uniquement positif. Si 50,5 % des Français se disent bien informés sur les pratiques de bien-être — contre 42,9 % en 2025, une nette progression — près de la moitié des répondants réclament encore davantage de clarté. Concrètement, 27,7 % citent la difficulté à évaluer la qualité d'un service avant de s'engager, et 26,7 % évoquent des tarifs jugés trop élevés comme frein principal à la consultation.

Le critère du remboursement mutuelle pèse également lourd dans le choix d'un praticien : 35,2 % des répondants déclarent en tenir compte. Un point sensible dans un contexte où plusieurs grandes mutuelles ont récemment revu à la baisse, voire supprimé, leurs forfaits « médecines douces » sur les nouveaux contrats — une tendance déjà documentée sur ce blog et qui accentue la nécessité, pour les praticiens, de communiquer clairement sur leurs tarifs et leurs qualifications.

Pour les praticiens comme pour les organismes de formation, ce double constat — appétence croissante du public mais demande persistante de lisibilité — dessine une feuille de route assez claire : afficher des certifications reconnues, expliciter le déroulement d'une séance, et être transparent sur ce que la pratique peut apporter (et ne peut pas remplacer). Notre guide pour devenir thérapeute revient sur ces bonnes pratiques de positionnement, dès la sortie de formation.

Sources

Syndicat des professionnels du bien-être et de la santé intégrative (SPBE), « Baromètre Bien-être 2026 : des tendances qui confirment l'évolution du secteur ».

Resalib, Baromètre bien-être Resalib — enquête annuelle depuis 2023, méthodologie et résultats détaillés de l'édition 2026 (2 373 répondants, 16 mars au 7 avril 2026).

Questions fréquentes

Quelle est la pratique de bien-être la plus consultée par les Français en 2026 ?

L'ostéopathie reste largement en tête, avec 77,8 % de Français ayant déjà consulté un ostéopathe selon le Baromètre Bien-être 2026 de Resalib. Elle est suivie par l'hypnothérapie (37,1 %), la réflexologie (36,5 %) et la kinésiologie (34,7 %).

Pourquoi les Français consultent-ils le plus souvent un praticien de bien-être ?

Pour la première fois, le motif psychologique (58,5 %) devance le motif physique (55,2 %) dans les raisons de consultation. Un tiers des consultations (34,2 %) se font en complément d'un traitement médical classique, et 29,5 % pour une démarche de développement personnel.

Ce baromètre signifie-t-il que le marché du bien-être est saturé ?

Non : la diversification des pratiques consultées (réflexologie, kinésiologie, sophrologie, sonothérapie, yoga immersif) montre au contraire un marché en expansion et en segmentation, où plusieurs spécialisations trouvent leur public à condition d'être portées par une formation sérieuse et une offre lisible.

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