En bref
Mois sans tabac 2026 (11e édition) est ouvert aux inscriptions depuis le 1er octobre, pour un défi de 30 jours en novembre. Un praticien de bien-être n'est ni médecin ni tabacologue : son rôle est de compléter l'accompagnement médical (Tabac info service, médecin, pharmacien) par un soutien sur les habitudes, le stress et la motivation, sans promettre de résultat.
Les faits : une 11e édition lancée le 1er octobre 2026
Santé publique France a annoncé, dans un communiqué daté du 1er octobre 2026, l'ouverture des inscriptions à la 11e édition de Mois sans tabac. L'opération est portée par Santé publique France et le ministère de la Santé, avec l'Assurance Maladie comme partenaire. Les fumeurs peuvent s'inscrire dès maintenant sur le site mois-sans-tabac.fr.
Le calendrier suit la logique des éditions précédentes : octobre est consacré à la sensibilisation et à la préparation, tandis que le défi proprement dit consiste à tenir 30 jours sans fumer, pendant le mois de novembre, avec un soutien renforcé pour les participants. La campagne de communication, diffusée à la télévision, sur le numérique et en affichage, court du 1er octobre au 1er novembre.
Les inscrits ont accès à des outils gratuits : le 39 89 (Tabac info service), qui propose un suivi par un tabacologue, et une application d'e-coaching. Santé publique France rappelle que tenter d'arrêter pendant l'opération double les chances de réussite à un an par rapport à une tentative sans aide, et qu'arrêter pendant 30 jours multiplie par cinq les chances d'arrêt durable. Ces chiffres sont ceux du communiqué : ils décrivent l'effet d'un cadre collectif et d'un accompagnement, pas une garantie individuelle.
Pourquoi cette campagne compte pour les praticiens de bien-être
Chaque automne, Mois sans tabac met l'arrêt du tabac au centre de la conversation. Autour de vous, des clients, des proches et des collègues se disent soudain prêts à essayer. Beaucoup ne savent pas par où commencer et cherchent un soutien complémentaire à ce que proposent le médecin, le pharmacien ou la ligne d'aide : un espace pour parler du stress, du rituel de la pause cigarette, des envies, des échecs passés.
C'est précisément là que se situe la place d'un praticien de bien-être. L'arrêt du tabac est un sujet de santé : le sevrage nicotinique relève du champ médical, avec des substituts nicotiniques, des consultations de tabacologie et un suivi adapté. Le praticien n'a pas à s'y substituer. En revanche, la dimension comportementale et émotionnelle de l'arrêt, qui pèse lourd dans les rechutes, se prête bien à un accompagnement complémentaire.
La campagne offre aussi un cadre de communication légitime et sobre. Plutôt que de multiplier les promesses du type « arrêtez en une séance », vous pouvez vous appuyer sur un dispositif public reconnu, orienter vers lui et proposer, en plus, un accompagnement clairement présenté comme un soutien. Cette posture est la plus protectrice pour la personne, et la plus durable pour votre réputation.
Ce que peut (et ne peut pas) faire un praticien
Un praticien de bien-être peut écouter, aider la personne à identifier ses déclencheurs (café, stress, soirées, pauses au travail), construire avec elle des routines de remplacement, proposer des techniques de relaxation ou de gestion des envies et soutenir sa motivation entre deux rendez-vous. Il peut aussi l'encourager à s'inscrire à Mois sans tabac et à appeler le 39 89 si ce n'est pas déjà fait.
Il ne peut pas prescrire ni conseiller de modifier un traitement, ne pose aucun diagnostic et n'utilise pas le titre de tabacologue, réservé à des professionnels de santé formés. Il ne doit pas non plus laisser entendre qu'une séance suffit à « guérir » d'une dépendance. Face à une personne qui cumule d'autres troubles (anxiété importante, dépression, autres addictions), l'orientation vers un professionnel de santé est le bon réflexe.
Dans la pratique, une première séance sert souvent à clarifier l'objectif, à rappeler le cadre et à lister les ressources officielles. Un compte rendu écrit court, remis à la personne, avec les numéros utiles et les prochaines étapes, renforce la confiance. Ce niveau de clarté fait aujourd'hui la différence entre un accompagnement sérieux et une offre qui sur-promet.
Quelques repères pour accompagner un participant au défi des 30 jours
Avant le 1er novembre, le travail de préparation est précieux. On peut aider la personne à choisir une date, à prévenir son entourage, à repérer les moments à risque de la semaine et à préparer des alternatives concrètes : marcher dix minutes, boire un verre d'eau, respirer lentement, appeler quelqu'un. Plus ces gestes sont décidés à l'avance, moins ils reposent sur la volonté du moment.
Pendant le défi, le rôle du praticien est surtout régulier et bienveillant : un point hebdomadaire, un message, un temps de relaxation pour relâcher la pression. Les premières semaines sont celles où les envies et l'irritabilité sont les plus présentes ; normaliser ces sensations aide à ne pas les vivre comme un échec. Si la personne rechute, on en fait un apprentissage et on l'invite à repartir, sans jugement.
Après les 30 jours, l'enjeu devient la consolidation : nouveaux rituels, gestion du stress sans cigarette, célébration des étapes. Les praticiens qui s'intéressent de près à ce domaine trouveront dans le vapotage et l'accompagnement anti-tabac un éclairage utile sur les questions que les fumeurs posent aujourd'hui, notamment sur la cigarette électronique comme outil de réduction.
Une opportunité professionnelle, à condition de se former
Pour un praticien déjà installé, intégrer l'accompagnement à l'arrêt du tabac dans son offre est une façon concrète de répondre à une demande récurrente et saisonnière. Pour une personne en reconversion, c'est un champ d'activité identifiable, avec un public qui sait ce qu'il cherche. Dans les deux cas, la qualité de la formation compte : connaissances sur la dépendance, posture d'écoute, cadre éthique, repères sur les limites du rôle.
La formation de spécialiste de l'accompagnement anti-tabac s'adresse précisément à ceux qui souhaitent se préparer à ce type de suivi. Avant de vous engager, comparez le contenu, les modalités et la reconnaissance de la formation, et vérifiez que le cadre déontologique est clair. Notre guide pour devenir thérapeute détaille les étapes pour structurer votre projet.
Si vous hésitez encore sur votre orientation, le guide pour se reconvertir dans le bien-être propose des repères pour tester son projet avant de s'engager. Quelle que soit la voie choisie, gardez en tête l'idée simple de cette campagne : arrêter de fumer est plus facile quand on n'est pas seul, et un bon accompagnement commence par savoir ce que l'on peut, et ne peut pas, promettre.
Sources
Santé publique France, communiqué de presse « Mois sans tabac 2026 : ouverture des inscriptions », 1er octobre 2026 : https://www.santepubliquefrance.fr/presse/mois-sans-tabac-2026-ouverture-des-inscriptions. Informations et inscription : mois-sans-tabac.fr ; Tabac info service : 39 89.
Avertissement : cet article est informatif. Le bien-être ne remplace pas un avis médical : pour un sevrage tabagique, consultez un médecin, un pharmacien ou un tabacologue, ou appelez le 39 89.
Questions fréquentes
Quand a lieu Mois sans tabac 2026 ?
Les inscriptions sont ouvertes depuis le 1er octobre 2026 sur mois-sans-tabac.fr. Octobre sert à la sensibilisation et à la préparation, et le défi de 30 jours sans fumer se déroule en novembre.
Un praticien de bien-être peut-il aider à arrêter de fumer ?
Il peut proposer un soutien complémentaire sur les habitudes, le stress et la motivation. Il ne remplace ni le médecin ni le tabacologue et ne promet aucun résultat : le sevrage nicotinique relève du champ médical.
Où trouver un accompagnement gratuit pour arrêter de fumer ?
Le 39 89 (Tabac info service) propose un suivi par un tabacologue, et l'application d'e-coaching de Mois sans tabac est gratuite. Votre médecin ou votre pharmacien peuvent aussi vous orienter.




