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Actualité · Publié le 14 juin 2026 · 9 min de lecture

Réhab' 2026 : ce que la réhabilitation psychosociale change pour les thérapeutes et praticiens de bien-être

Les 11 et 12 juin 2026, le Congrès Réhab' s'est tenu à la Faculté de médecine Lyon-Sud Charles Mérieux. Au programme : innovations en réhabilitation psychosociale, nouvelles pratiques thérapeutiques et pistes de collaboration entre professionnels médicaux et non médicaux. Si cet événement s'adresse en priorité aux équipes soignantes, ses enseignements concernent directement les praticiens de bien-être, les art-thérapeutes et tous les accompagnants qui travaillent en soutien aux personnes en souffrance psychique. La réhabilitation psychosociale connaît en France une dynamique sans précédent portée par la Grande cause nationale 2026 dédiée à la santé mentale. Comprendre ce mouvement permet aux thérapeutes indépendants de mieux positionner leur offre, de créer des passerelles avec le milieu médical et d'enrichir leur pratique de façon durable.

Réhab' 2026 : ce que la réhabilitation psychosociale change pour les thérapeutes et praticiens de bien-être

En bref

La réhabilitation psychosociale s'ouvre aux praticiens non médicaux : art-thérapeutes, coaches et accompagnants peuvent jouer un rôle complémentaire essentiel aux côtés des équipes soignantes.

Réhab' 2026 : un congrès clé pour la santé mentale en France

Les 11 et 12 juin 2026, la Faculté de médecine et maïeutique Lyon-Sud Charles Mérieux a accueilli le Congrès Réhab', organisé par Santé Mentale France. Réunissant professionnels de santé, chercheurs et personnes concernées, l'événement a mis en lumière les dernières innovations en matière de réhabilitation psychosociale. Cette discipline vise à accompagner les personnes vivant avec des troubles psychiques vers une meilleure autonomie, un retour à l'emploi et une participation active à la vie sociale.

Dans le contexte de la Grande cause nationale 2026 dédiée à la santé mentale, ce congrès intervient à un moment charnière. Le gouvernement français a annoncé en début d'année une série de mesures visant à renforcer les dispositifs d'accompagnement psychique, à former davantage de professionnels et à favoriser les collaborations interprofessionnelles. Le Congrès Réhab' s'inscrit pleinement dans cette dynamique en proposant des retours d'expériences, des ateliers pratiques et des débats sur les meilleures pratiques internationales.

Pour les praticiens de bien-être qui suivent de loin le monde médical, cet événement peut sembler éloigné de leur quotidien. C'est pourtant une erreur de perspective. La réhabilitation psychosociale fait appel à des outils et des approches que les thérapeutes non médicaux maîtrisent souvent parfaitement : créativité, expression corporelle, accompagnement à l'autonomie, travail sur la confiance en soi et gestion du stress. Le congrès de Lyon a d'ailleurs consacré des sessions entières aux pratiques complémentaires et à leur intégration dans les parcours de soin.

Réhabilitation psychosociale : de quoi s'agit-il concrètement ?

La réhabilitation psychosociale (RPS) est une approche qui vise à soutenir les personnes atteintes de troubles psychiques sévères dans leur rétablissement. Elle ne cherche pas à guérir la maladie mais à permettre aux individus de retrouver une vie satisfaisante malgré les symptômes. Concrètement, cela passe par des programmes de remédiation cognitive, de réentraînement aux habiletés sociales, d'accès à l'emploi accompagné et d'inclusion dans la vie communautaire.

En France, la RPS est portée notamment par les équipes des Centres de Réhabilitation Psychosociale (CRPS) et s'appuie sur un corpus scientifique solide. Ses principes fondateurs sont l'espoir, la personnalisation de l'accompagnement, le respect de l'autodétermination de la personne et la vision globale du rétablissement. Ces valeurs résonnent fortement avec l'approche holistique défendue par la majorité des praticiens de bien-être et des thérapeutes alternatifs.

La discipline intègre de nombreux outils qui appartiennent déjà au répertoire des professionnels du bien-être : la pleine conscience, l'art-thérapie, le sport-thérapie, les techniques de relaxation et les activités créatives. Ce n'est pas un hasard si plusieurs études présentées à Réhab' 2026 ont montré l'efficacité des approches non médicales dans le cadre de parcours de réhabilitation structurés. Pour un praticien de bien-être souhaitant diversifier son activité, la RPS représente un terrain fertile.

Les innovations présentées à Réhab' 2026 et leurs implications

Parmi les axes forts du congrès figurait la place croissante du numérique dans la réhabilitation psychosociale. Des applications mobiles de remédiation cognitive, des plateformes de soutien par les pairs en ligne et des outils de téléréhabilitation ont été présentés. Ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives pour les praticiens indépendants, qui peuvent s'appuyer sur ces outils pour compléter leurs séances en présentiel et maintenir un lien avec leurs clients entre les rendez-vous.

Le congrès a également mis en avant les modèles de collaboration interprofessionnelle. Plusieurs expériences de partenariats entre centres de soins et associations de praticiens alternatifs ont été partagées. Dans certains territoires, des art-thérapeutes, des sophrologues et des coaches de vie interviennent désormais dans des programmes de réhabilitation aux côtés des équipes médicales. Ces collaborations restent encore minoritaires mais elles témoignent d'une évolution profonde de la perception des pratiques complémentaires au sein du système de santé.

Les intervenants de Réhab' 2026 ont également insisté sur la nécessité de mieux former les professionnels aux spécificités des troubles psychiques. Pour un praticien de bien-être qui accueille régulièrement des personnes en souffrance psychologique, cette recommandation est directement actionnable. Se former aux bases de la santé mentale, aux signes d'alerte et aux bonnes pratiques d'orientation permet d'exercer de façon plus sécurisée et de tisser des liens de confiance avec les équipes médicales.

Art-thérapie et pratiques complémentaires : un rôle reconnu en expansion

L'art-thérapie s'est imposée comme l'un des fils conducteurs de Réhab' 2026. Plusieurs études de cas ont montré comment l'expression artistique — peinture, musique, écriture, théâtre — contribue à restaurer l'estime de soi, à faciliter l'expression émotionnelle et à recréer du lien social pour des personnes isolées par leurs troubles psychiques. Ces résultats confortent ce que les art-thérapeutes observent dans leur pratique quotidienne et légitiment leur intégration dans des dispositifs de soin formels.

Pour les art-thérapeutes qui souhaitent travailler avec des populations en souffrance psychique, le message de Réhab' 2026 est encourageant. La demande de professionnels qualifiés dépasse largement l'offre disponible, notamment dans les structures médico-sociales et les EHPAD. Se former à l'art-thérapie en développant une sensibilité aux enjeux de santé mentale représente aujourd'hui un choix professionnel particulièrement porteur. La fiche formation disponible sur notre site détaille les parcours existants et les débouchés concrets (/formation/devenir-art-therapeute).

Au-delà de l'art-thérapie, d'autres pratiques complémentaires ont été évoquées lors du congrès : la méditation de pleine conscience, le yoga thérapeutique, la musicothérapie et des approches comme l'hypnose ericksonienne. Chacune de ces disciplines peut trouver sa place dans un parcours de réhabilitation, à condition que le praticien travaille en articulation avec les professionnels de santé et dans le respect du cadre réglementaire. C'est là tout l'enjeu de la formation continue et du positionnement professionnel.

Comment les praticiens de bien-être peuvent se positionner dans ce contexte

La montée en puissance de la réhabilitation psychosociale crée des opportunités concrètes pour les praticiens de bien-être. La première étape consiste à clarifier son offre et à mentionner explicitement les publics vulnérables qu'on est en mesure d'accompagner, dans le strict respect de son cadre de compétences. Un art-thérapeute ou un coach de vie peut travailler avec des personnes en rétablissement psychique sans empiéter sur le rôle du médecin ou du psychologue.

La deuxième opportunité réside dans la création de partenariats avec les structures du secteur médico-social. Hôpitaux de jour, ESAT, centres de réhabilitation et associations de patients cherchent régulièrement des intervenants extérieurs pour animer des ateliers. Proposer ses services à ces structures, en tant que prestataire indépendant ou bénévole dans un premier temps, permet de construire une réputation et d'élargir sa clientèle.

Enfin, se former aux spécificités de la santé mentale est un investissement qui paye sur le long terme. Des formations courtes existent sur les bases de la psychopathologie, la relation d'aide auprès de personnes fragilisées ou encore la prévention du burn-out. Elles ne font pas du praticien un professionnel de santé, mais elles donnent les clés pour exercer en toute sécurité et être perçu comme un interlocuteur sérieux par les équipes médicales. Le guide de reconversion sur notre site propose des pistes concrètes pour structurer ce type de démarche (/guide/se-reconvertir-bien-etre).

Formations et ressources pour aller plus loin

Pour les praticiens qui souhaitent se spécialiser dans l'accompagnement des personnes en souffrance psychique, plusieurs voies de formation s'offrent à eux. Les formations en art-thérapie sont les plus structurées et disposent d'une reconnaissance croissante dans le milieu médico-social. Il existe également des formations en accompagnement de fin de vie qui développent des compétences transférables à l'accompagnement des personnes en grande vulnérabilité psychologique (/formation/accompagnement-fin-de-vie).

Pour ceux qui souhaitent exercer dans un cadre plus formel, des diplômes universitaires (DU) en réhabilitation psychosociale ou en pratiques complémentaires en santé mentale sont proposés dans plusieurs facultés de médecine françaises. Ces cursus permettent de se former aux fondamentaux de la RPS tout en développant des compétences pratiques en lien avec sa spécialité. Ils représentent un atout précieux pour intégrer des équipes pluridisciplinaires.

Enfin, la communauté professionnelle se structure autour d'associations comme Santé Mentale France, qui organise le Congrès Réhab'. Adhérer à ce type d'organisations, participer aux événements sectoriels et rester informé des évolutions réglementaires sont des actions simples qui permettent de rester dans la dynamique d'un secteur en pleine mutation. Pour découvrir les formations disponibles dans le domaine des thérapies et du bien-être, visitez notre guide (/guide/comment-devenir-therapeute).

Sources

Congrès Réhab' 2026, Faculté de médecine et maïeutique Lyon-Sud Charles Mérieux, 11-12 juin 2026. Programme et résumés disponibles sur le site de Santé Mentale France : santementalefrance.fr/cpt_actualites/rehab-2026-appel-communication-argumentaire-programme/

Gouvernement français, « La santé mentale, Grande cause nationale 2026 », info.gouv.fr — annonce des mesures pour la santé mentale en 2026.

Avertissement : cet article a une visée informative et éditoriale. Les praticiens de bien-être mentionnés exercent dans un cadre non médical et complémentaire aux soins. Ils ne se substituent pas aux professionnels de santé mentale (psychiatres, psychologues) dans le diagnostic ou le traitement des troubles psychiques.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la réhabilitation psychosociale et en quoi concerne-t-elle les thérapeutes non médicaux ?

La réhabilitation psychosociale (RPS) est une approche centrée sur le rétablissement des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères. Elle mobilise des outils variés incluant l'art-thérapie, la méditation et les techniques de gestion du stress — des pratiques maîtrisées par de nombreux thérapeutes non médicaux. Ces derniers peuvent intervenir en complémentarité des équipes soignantes, notamment dans des ateliers créatifs ou des programmes de soutien à l'autonomie.

Les thérapeutes indépendants peuvent-ils travailler avec des personnes en souffrance psychique ?

Oui, sous certaines conditions. Un thérapeute non médical peut accompagner des personnes en souffrance psychique légère à modérée dans le cadre de son champ de compétences, à condition de ne pas poser de diagnostic médical ni de se substituer au suivi psychiatrique ou psychologique. Il est fortement recommandé de se former aux bases de la santé mentale, de mettre en place un protocole d'orientation vers les professionnels de santé en cas de signal d'alerte, et de travailler en réseau avec des équipes médicales.

Comment un art-thérapeute ou un coach peut-il intégrer des structures de réhabilitation psychosociale ?

La voie la plus directe est de contacter les structures médico-sociales locales (hôpitaux de jour, ESAT, centres de réhabilitation, associations de patients) pour proposer ses services en tant qu'intervenant extérieur. Constituer un dossier de présentation clair, mentionner sa formation, ses références et son approche éthique est indispensable. Se former via un DU en réhabilitation psychosociale ou en pratiques complémentaires en santé mentale est également un atout différenciant.

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